07.02.2010

Extrait du conte "Des fleurs dans les cheveux"

Des fleurs dans les cheveux

 

Il y a bien longtemps de cela, une petite fille naquit à l’aube du printemps.

Cet enfant aurait dû faire le bonheur de ses parents, comme la plupart des enfants et pourtant, il en fut autrement, tout autrement…

-« Mais qu’est ce que c’est ? Qu’a cette enfant ? » Cria son père rouge de colère.

-« Elle est ravissante, voilà ce qu’elle a ! » Répondit Claire-Belle, la mère de l’enfant.

-« Mais pas du tout, cette enfant n’est pas normale ! Que vont penser les gens ? »

-« Cela m’est bien égal ! » Disait la mère en admirant son bébé. « Moi je la trouve divine! » Avoua-t-elle en souriant.

-« Mais enfin, cette enfant ne trouvera jamais de travail, ni même de mari ! Personne ne voudra d’elle ! »

-« Voyons, ce n’est pas comme si c’était vilain ! Bien au contraire ! » S’offusqua la jeune mère.

-« Cesse de dire n’importe quoi ! Je refuse que cette enfant reste sous mon toit ! »

-« Ne t’inquiète pas, je vais les lui enlever ! » Cria la mère à son tour très en colère.

Le mari s’en alla couper du bois dans la grange alors qu’il faisait déjà nuit noir. Tandis que la jeune mère elle, chantait des berceuses au nouveau né. Plus les minutes passaient et plus elle aimait son bébé de façon inconditionnelle.

-« Tu es ravissante ma chérie, il n’existe pas plus belle enfant que toi au monde, j’en suis sûre...»

L’enfant lui répondait gaiement par des petits gazouillis.

Elle s’empara malgré tout de son petit ciseau de couture et délicatement, coupa les fleurs qui ornait la tête de sa petite fille, car oui, sa fille était née avec des fleurs dans les cheveux…

Et déjà, l’enfant ressemblait à tous les autres nouveaux nés. Quelque peut  déçue, sa mère décida, afin de ne jamais oublié, de l’appeler Lila

Le lendemain matin, après une douce nuit, la mère de Lila eut la grande surprise de découvrir que sa fille arborait à nouveau de magnifiques fleurs dans les cheveux ! Elle ne put s’empêcher de sourire, elle trouvait cela tellement joli. Mais l’avis de son mari était tout autre, à la vue des fleurs, il se mit à hurler si fort que la mère de Lila s’empressa de les lui couper à nouveau ! Mais il était hors de question qu’elle jette ses fleurs, elle les conserva donc dans une petite boîte en tissu qu’elle conservait en permanence près de son lit.

Malgré tous les efforts fournit par Claire-Belle, le lendemain matin, les fleurs étaient à nouveau là, pire encore, il y’en avait de nouvelles !

-« Je vais aller l’abandonner dans les bois ! » Hurla son père.

-« Tu n’oserais pas ? » Cria sa mère en larmes.

Le regard qu’il lui lança suffit à lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le choix.

-« Je le ferais moi-même alors. » Affirma-t-elle en baissant la tête.

Le lendemain matin, la jeune mère prépara son baluchon et laissa sur la table de la cuisine, la petite boîte en tissu dans laquelle elle avait mise les fleurs de Lila. Elle remarqua avec étonnement que les fleurs n’avaient pas séché, elles étaient toujours aussi belles, à croire qu’elles étaient magiques. . .

Il faisait frais dehors et la rosée matinale formait un tapis sous les pieds de Claire-Belle.

Enroulée dans une couverture de laine, Claire-Belle tenait fermement Lila contre son cœur, et sans même se retourner, elles disparurent à travers les champs pour toujours…

Extrait du conte "La chanson aux sourires"

La chanson aux sourires

Depuis longtemps déjà, la chanson aux sourires faisait parler d’elle. Personne ne l’avait jamais entendue, mais tout le monde la connaissait. On racontait, que cette chanson, redonnait le sourire à quiconque l’entendrait…

De nombreuses recherches avaient été entreprises par des personnes très curieuses, mais tous avaient échoué. La chanson aux sourires était peut-être finalement, bel et bien une légende, allez savoir….

Par un beau jour, une petite fille partit en promenade non loin de chez elle. Cette enfant aimait les papillons par-dessus tout et eux l’aimaient en retour. Si bien que les soirs d’été, une dizaine de papillons pouvaient orner la petite fille! Cela n’est pas si étonnant que ca quand on connaît son prénom…

Fleur. 

Mais ce jour là, un papillon fuyait la petite villageoise. Fleur ne supportait guère cela, c’est pourquoi elle décida de suivre l’insecte. Elle couratait dans les champs après le papillon qui était ma fois un des plus jolis que fleur n’avait jamais vu. Il était jaune et bleu et avait de toutes petites tâches violettes. Il était tellement joli qu’on ne voyait que lui dans les champs.

-« Mais enfin petit papillon, pourquoi as-tu peur de moi ? Je m’appelle fleur, tous tes amis se pose sur moi, pourquoi … » La petite fille ne put finir sa phrase, le papillon s’était déjà envolé. Elle s’empressa de lui courir après en riant et chutait parfois dans les hautes herbes qui lui chatouillaient le cou.

Mais bientôt, ils étaient à la lisière du bois. Fleur n’aimait pas la foret, car jamais, elle n’y avait trouvé de papillons. Quel triste endroit ! Disait-elle souvent.

Mais ce papillon là, s’y faufila en un coup de vent.

-« Attends moi beau papillon, attends moi ! » Cria l’enfant.

Elle entra donc dans la foret ou il faisait plus frais et surtout plus sombre. Mais soudainement elle ne vit plus le papillon, il avait disparu ! Elle retint son souffle et regarda tout autour d’elle. Quand elle l’aperçut, il était posé sur un tronc d’arbre et ne bougeait plus. Doucement fleur s’en approcha le sourire aux lèvres.

Mais au moment ou elle le toucha le papillon, il était figé! La petite fille prit peur et recula d’un bond. Le papillon tomba sur le côté comme si il était fait de papier. Elle s’en approcha à nouveau et souffla dessus afin qu’il bouge ses antennes ou ses ailes, mais rien n’y fit. Il ne bougeait plus.

Fleur se mit à pleurer tant elle était malheureuse! Elle pensa aussitôt à ramener le papillon chez elle, puis décida qu’il valait mieux qu’elle le laisse dans les bois, là, il serait en paix. Elle s’enfonça alors dans la forêt en tenant dans ses mains le papillon qui déjà, semblait perdre ses couleurs.

En marchant, elle pleurait de plus belle, ses sanglots résonnaient dans toute la foret. Elle s’approcha d’un arbre immense dont le tronc était recouvert de mousse et s’agenouilla à son pied. Les yeux remplis de larmes elle y déposa le papillon. Mais soudain Fleur entendit une petite musique. Tout d’abord étouffée par ses pleurs, elle devint de plus en plus audible et semblait étrangement provenir de l’arbre. Fleur tendit l’oreille et en fut bouleversée…

03.02.2010

Illustration du petit chaperon noir

20255_281088793574_652213574_3492757_8170270_n.jpgPar Parisa Baro

 

01.02.2010

Illustration du conte "Le parc rouge"

Sans titre.JPEGPar Sophie Audisio

19.01.2010

Illustrations de Nomin au pays du grand ciel

yourt.jpg

14.01.2010

Illustration du petit chaperon noir

diner.jpgPar Parisa Baro

12.01.2010

Illustration du conte "Le parc rouge"

une plume dans la neige.JPGPar Sophie Audisio

10.01.2010

Illustration du conte "Le parc rouge"

Prune et son oiseau 5.JPGPar Sophie Audisio

04.01.2010

Extrait du conte le Parc rouge

Le parc rouge 

 

 

 

L

e parc rouge n’était pas un parc comme les autres.

Tout d’abord parce qu’il était rouge et aussi parce qu’il accueillait les plus jolis oiseaux du village, ainsi que la plus adorable des petites filles, Prune. 

Prune aimait regarder et écouter les oiseaux du parc rouge, elle avait d’ailleurs toujours souhaité être l’un d’eux.

A la fin de chaque été, les oiseaux partaient au chaud pour ne revenir qu’au printemps. Prune se sentait alors bien seule, mais à sa grande joie, cette année là, quelques oiseaux restèrent au parc rouge.

L’hiver arriva et recouvrit le village tout entier de son manteau blanc. Prune était ravie, elle aimait par-dessus tout regarder le parc rouge recouvert de neige. Quand tout était gelé et infiniment blanc, difficile alors d’imaginer que le parc eut été rouge.

Prune vivait une enfance solitaire et pauvre d’amour, mais bienheureusement, elle disposait du parc rouge et de tous les oiseaux qui y vivaient et c’était à ses yeux, le plus important. Il lui arrivait parfois de jouer avec un gros matou qui passait le plus clair de son temps à guetter les oiseaux du parc rouge. Pour cela, elle ne le portait pas dans son cœur, mais il savait être un chat affectueux lorsqu’il lui rendait des visites nocturnes.

Par un matin d’hiver, alors que dehors seul les oiseaux semblaient vivants, Prune se tenait devant la fenêtre quand elle aperçut une plume d’oiseaux dans la neige. Elle enfila ses bottes, ses gants et son manteau avant de se précipiter dehors pour la ramasser. Mais lorsqu’elle s’en approcha, elle découvrit juste à côte, une petite tache rouge, rouge sang.  De crainte, elle recula, puis pensa que l’oiseau à qui appartenait cette plume devait être blessé, il fallait qu’elle se dépêche de le retrouver avant qu’il ne fasse trop sombre ! Elle prit donc la plume avec elle et s’aventura dans la grande forêt qui surplombait le parc rouge. Il faisait froid et la nuit noire menaçait de tout engloutir. Prune marchait dans la haute neige en recherchant tout autour d’elle quand soudain, elle aperçut comme par magie, quelque chose qui scintillait dans la neige. Curieuse, Prune se dépêcha de l’atteindre en pensant qu’il s’agissait peut-être là d’un trésor.

Elle ne croyait pas si bien dire…

23.12.2009

Joyeuses fêtes!

Je vous souhaites à tous de merveilleues fêtes de fin d'année et vous remercie,

de me rendre visite.

Que l'année 2010 vous apporte beaucoup d'amour et de rires...

 

A très vite.

 

17.12.2009

Illustrations de Nomin au pays du grand ciel

couverture.jpgPar Parisa Baro

13.12.2009

Couverture du parc rouge

Couverture Le Parc Rouge.JPGPar Sophie Audisio

08.12.2009

Illustration du conte "Le parc rouge"

cheminée+...JPGPar Sophie Audisio

Illustration du conte "Le parc rouge"

Prune dans la neige 058.JPEGPar Sophie Audisio

29.11.2009

Extrait de Nomin au pays du grand ciel

Nomin au pays du grand ciel

 

Depuis longtemps déjà, Nomin s’occupait des chevaux avec son père et sa mère. Cette tâche avait toujours été sa préférée, car elle aimait les chevaux par-dessus-tout, mais son souhait le plus grand, était d’en avoir un à elle, à elle seule.

Le jour de ses huit ans, alors qu’elle préparait le thé au lait salé, Nomin fut appelée par son père à l’extérieur de la yourte. Elle s’empressa de sortir et se trouva face à ses parents. Au milieu d’eux se trouvait un magnifique cheval blanc qui la regardait. Son regard était si doux que Nomin ne put s’empêcher de courir jusqu’à lui pour le serrer contre elle.

Ses parents se mirent à rire en cœur.

-« Et bien, tu l’aimes déjà on dirait ! » Affirma sa mère en caressant la croupe du cheval.

-« Il est à nous ? » Demanda Nomin ravie.

Son père corrigea ;

-« Il est à toi Nomin, rien qu’à toi. »

Son cœur fit un bon, jamais encore Nomin n’avait connu un aussi grand bonheur. Elle sauta aussitôt au cou de son père et embrassa délicatement sa mère pour les remercier, et très vite, elle cajola son cheval.

-« C’est le plus merveilleux cadeau du monde, merci, merci infiniment ! » Cria-t-elle de joie.

-« Il est encore jeune Nomin. Il n’a pas l’habitude d’être monté, il faudra faire très attention au début. » Prévint son père.

Nomin acquiesça en affichant un large sourire.

 

Elle passa l’après-midi avec son nouvel ami, mais bientôt, il fallait chauffer la yourte pour la nuit. Nomin ramassa sous les yeux curieux de son cheval, les bouses de yak séchées pour le feu. Elle n’avait aucune envie de lâcher son cheval tout de suite, elle voulait en profiter encore un peu, il aurait tout le temps plus tard, de faire connaissance avec les autres chevaux. Il passa donc sa première nuit attaché près de la yourte.

-« Comment vas-tu l’appeler ? » Demanda la mère de Nomin en lui servant des nouilles à la viande de mouton.

-« Yatma. » Répondit-elle sans hésiter.

-« Voilà un bon choix. » Assura son père en avalant une gorgée de vodka.

Une fois le repas terminé, Nomin passa le reste de la soirée avec Yatma près la yourte. Il faisait froid, l’hiver arrivait à grands pas et bientôt les tâches quotidiennes seraient bien plus dures.

-« Nous ferons de magnifiques balades tous les deux, tu verras. » Lui promit Nomin en souriant.

Non loin d’eux, pâturaient des chèvres et un troupeau de yaks*. Yatma buvait l’eau que Nomin lui avait apporté tandis qu’elle caressait sa crinière.

Le lendemain matin, Nomin n’avait qu’une idée en tête, partir en balade avec son cheval. Il faisait un temps radieux et la steppe était plus verte que jamais, il fallait en profiter avant que le froid n’emporte tout sur son passage. Le ventre vide, Nomin se dépêcha de rejoindre Yatma. Le voyant là qui l’attendait, son visage s’illumina. Il vint à elle en remuant la tête de haut en bas, comme si lui aussi, était content de la voir. Tandis que ses parents travaillaient à leurs tâches quotidiennes, Nomin détacha Yatma. Elle fit quelques pas en tenant les reines, puis, tenta de le monter.

Bien qu’elle fût très délicate, le cheval se cabra et s’enfuit au galop. Surprise, elle lâcha les reines, Yatma allait à vive allure et Nomin qui se tenait tant bien que mal à sa crinière, manquait de tomber à chaque foulée.

-« Yatma ! Non, arrête ! » Cria-t-elle terrifiée.

Mais rien n’y fit et bientôt sa yourte n’était plus qu’un petit point à l’horizon. Nomin ne savait que faire, il n’y avait aucun moyen de l’arrêter, si elle lâchait prise elle ne le reverrait plus jamais et pour rien au monde elle ne voulait le perdre...

 

23.11.2009

Desolée

Coucou!

Desolée de poster si peut ses jours, mais je suis entrain de terminer deux contes: 

La chanson aux sourires     et       des fleurs dans les cheveux

Long travail et en plus je suis à fond dans mon roman jeunesse chéri : Namasté!

Alors plein plein de choses à faire!

La suite tout bientôt...

Bec bec

15.11.2009

Petit extrait de la fleur d'oranger

La fleur d’oranger

 

Tu  m’as promis quelque chose de merveilleux pour mon anniversaire ! »

Ronchonna la petite fille aux joues roses.

-« Oui, je sais, je t’en ai fait la promesse et je la tiendrai. Laisse-moi

juste un peu plus de temps. »

Louis partit à nouveau à la recherche de quelque chose de merveilleux pour son

amie Clémentine, car il l’aimait beaucoup et ne voulait surtout pas la décevoir.

Sur le chemin, il ne cessait de réfléchir ;

Un joli caillou ? Trop lourd. Une pomme ? Trop facile. Un petit oiseau ? Trop

fragile…

Difficile pour Louis de trouver quelque chose de merveilleux autour de chez lui,

il rentra donc encore une fois bredouille et terriblement déçu.

Avant de s’endormir, Louis regardait souvent par la fenêtre juste en face de son

lit, et ce soir là, la lune suspendue devant sa fenêtre, l’interpella. En voilà une

chose merveilleuse, et finalement, elle n’avait pas l’air si loin que ça, la lune.

Dès l’aube, alors que les oiseaux commençaient à chanter, Louis emprunta à son

père une échelle avec laquelle il comptait bien décrocher la lune pour son amie

Clémentine, car existait-il quelque chose de plus merveilleux que la lune ?

09.11.2009

Illustration du petit chaperon noir

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Par Parisa Baro

Illustration du petit chaperon noir

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Par Parisa Baro

Illustration du petit chaperon noir

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Par Parisa Baro

06.11.2009

Nouveau projet...

Je suis trop contente, je suis entrain de travailler sur un nouveau projet

avec une illustratrice très talentueuse! Sur un sujet plus qu'intéressant et important,

le voile dans la religion muslmane...

Vous en saurez plus bientôt!

05.11.2009

Voici la couverture de la fleur d'oranger

Image1.jpg

suite illustrations la fleur d'oranger

sdf.jpgPar Sandrine Lamour

01.11.2009

Deuxième page de la Fleur d'oranger

Illustration de Sandrine LamourImage1.jpg

28.10.2009

Première page d'illustration de la fleur d'oranger

Image1.jpgPar Sandrine Lamour

http://ptitslapinsbleus.canalblog.com/

26.10.2009

Petit extrait de conte écrit pour ma mémé qui j'en suis sûre, danse parmis les tournesols...

 

 

La petite fille aux tournesols

 

 

Mamie les aimait de toutes les tailles et de toutes les formes, tout ce qu’il fallait, c’est que ce soit des tournesols. 

« Ils me font penser au soleil ! Disait-elle souvent. Ils illuminent ma maison et mon cœur. » Oh combien de fois Lou avait entendu sa mamie parler ainsi.

C’est pourquoi, chaque semaine, elle allait lui cueillir de nouveaux tournesols. Ce rituel qui durait depuis longtemps déjà, ne les lassait guère, au contraire, elles aimaient ca par-dessus tout.

Lou courrait toujours en allant chez sa grand-mère, comme si vite, retrouver les bras chaleureux de mamie était le plus important. Une fois à l’intérieur elle cherchait mamie du regard et lui sautait au cou.

 

Un matin, alors que ses parents dormaient encore, Lou fila dans le champ de tournesol juste derrière sa maison. La douceur du soleil levant, lui rappelait Mamie. Elle cueillit autant de tournesols que ses bras le lui permettait et courut jusque chez sa grand-mère. Mais ce jour là, la petite maison de pierres était vide. Lou pensa aussitôt au jardin, elle savait combien mamie aimait y passer des heures entières. Il était tout de même un peu tôt pour jardiner, à cette heure-ci, mamie était généralement bien encrée dans son fauteuil, avec dans les mains une tasse de thé.

Lou remarqua les magnifiques rosiers qui gravitaient tout autour de la maison. Il y avait aussi les poires, les cerises, les framboises et les résinais que mamie aimait tant. Mais mamie elle, n’était pas là. Lou décida de rester à l’attendre, elle finirait bien par rentrer pour arroser ses tournesols !

 Les heures passaient,  Lou en profita pour découvrir de nouveaux trésors. Il y en avait de toutes parts et de toutes sortes.  De vieux livres, de vieilles poupées, de vieilles photos, où Lou ne reconnaissait jamais personne, des dessins d’enfants aussi. Lou reconnu un des siens et  sourit.

Elle adorait la maison de sa grand-mère, car tout y avait le même parfum, celui de mamie.

Ici, tout était comme elle, plein de trésors et si précieux à son cœur. L’ordre n’avait jamais été de mise pour mamie, bien au contraire et c’était ça qui rendait sa maison si chaleureuse et si attrayante.

Bienheureusement, Mamie rentra quelques heures plus tard, mais étrangement, elle n’était pas seule, des gens vêtus de blanc étaient là pour l’aider à marcher. Mamie n’avait jusque là eut besoin de personne pour marcher, pas même d’une canne.

Elle semblait bien chamboulée, mais lorsque ses yeux se posèrent sur Lou, son visage s’illumina et elle se mit à sourire. Lou sourit en retour, mais très vite, l’inquiétude prit place dans son cœur.

-« Mamie, que se passe-t-il ? » Sa voix la trahissait.

-«  Ne t’inquiète pas ma petite puce, je vais mieux. » Assura-t-elle.

Lou n’aimait guère ce terme là, mieux. On allait mieux, quand avant cela on allait mal non ? Même si Lou était encore une enfant, elle pouvait comprendre ca. Les hommes vêtus de blanc s’en allèrent et enfin elles se retrouvèrent seules, comme avant. Enfin mamie pouvait lui chanter des chansons, enfin Lou les écoutaient en souriant, en dansant même parfois.

Mamie déposa un baiser à la lavande sur la joue de Lou et s’endormit. Lou s’en alla, mais elle reviendrait, demain et après demain et tous les jours qui allaient suivre. Il n’y avait pas un jour sans que mamie et Lou passe du temps ensemble.

 

Par un bel après-midi, Lou entra comme d’habitude en courant chez sa mamie, mais à nouveau, elle n’était pas là. Ou était donc mamie ? Les gens vêtu de blanc étaient-ils revenus la chercher ?

Malgré tous les trésors que recensait sa maison, Lou ne pu chasser son inquiétude. Une fois la nuit tombée, elle s’en alla le cœur gros.

Ses parents lui expliquèrent que Mamie était à l’hôpital pour quelques temps. Lou prit peur, mais le ton utilisé par ses parents la rassura. Qu’elle tristesse de savoir mamie loin de la maison aux trésors.

Le lendemain, ils allaient trouver mamie en famille. Un grand bâtiment blanc sans charme les attendait.

 

22.10.2009

Pti texte écrit pour le forum des copines lucioles!!!

Quand  l’enfant se réveilla, il faisait déjà noir. A présent  la nuit l’enveloppait comme un lourd manteau, comme un cauchemar qu’on ne peut éviter. Mais pourquoi personne ne l’avait réveillée ? Pourquoi ne pas lui avoir dit de rentrer vite avant d’avoir peur dans le noir ? Une chose était sûre elle n’irait nulle part ! Oh que non ! Elle n’en avait pas le courage, personne ne lui avait donné ce courage, personne ne lui avait dit qu’il n’y a pas besoin d’avoir peur dans le noir.

L’enfant se souvint qu’elle avait décidé de se reposer à l’ombre des arbres un instant, mais le sommeil l’avait emportée trop vite, trop longtemps.

Elle se redressa tout de même sans bruit, au cas où la nuit l’entendrait et retint sa respiration. Seul son cœur battant rompait le silence. Peut à peut ses iris s’habituèrent à l’obscurité et bientôt elle percevait ce qui l’entourait. Face à elle se dressait la clairière, celle qui cette après-midi encore était baignée de soleil.  Mais c’était une tout autre clairière qui s’offrait à elle maintenant et celle-ci ne lui disait rien qui vaille. Puis, comme par enchantement, elle aperçut dans la clairière quelque chose qui scintillait dans l’herbe.  Elle se dépêcha de l’approcher sans plus penser ni au noir ni à la peur. Lorsqu’elle la touchait presque, la lueur s’envola  doucement sous les yeux ébahis de la fillette. La suivant du regard elle en aperçut soudain une deuxième, puis une troisième et bientôt la clairière était envahie de somptueux petits diamants qui brillaient de mille feux.

 L’enfant souriait et riait même devant un spectacle aussi merveilleux. Puis les lumières se mirent à danser dans la nuit et invitèrent la fillette à en faire de même, et c’est ce qu’elle fit.

 La nuit ne lui faisait plus peur à présent, les lucioles lui soufflèrent qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur dans le noire, au contraire, on pouvait même y danser…

19.10.2009

Tout pti bout de conte

 

Le village aux cerises

 

 

 

 

C

ela faisait bien longtemps que le village aux cerises avait été baptisé ainsi, car, depuis de nombreuses années déjà, les cerisiers recouvraient toutes les collines, tous les champs et tous les jardins du village. Les villageois étaient très heureux, car ils avaient le loisir de manger des cerises quand bon leur semblait et ce, à n’importe quel moment de l’année ! Car oui, dans le village aux cerises, les cerises poussaient toute l’année, même en hiver, c’est dire combien ce village était fabuleux.

Lorsque la neige recouvrait le village tout entier et que les cerisiers avaient depuis longtemps perdu leurs feuilles, les cerises elles, étaient toujours là. Bien sûr, lorsqu’il faisait vraiment très froid elles gelaient et ceci amusait beaucoup les enfants. Ils mettaient le fruit gelé à la bouche comme s’il s’agissait d’une glace et au milieu, apparaissait une ravissante cerise. Les adultes non plus n’étaient pas indifférents aux cerises du grand froid, car qu’y avait-il de plus joli qu’une cerise rouge écarlate qui brillait sous la glace ?

Les cerises étaient utilisées pour tout dans le village, il y en avait partout et jamais personne n’en manquait, oh ça non, jamais ! Les femmes préparaient de la confiture, des gâteaux, du sirop, des compotes et bien d’autres choses encore. Même les noyaux étaient utilisés pour former les chemins et chauffer les lits et  les queues de cerises servaient à créer des paniers et du thé. A vrai dire, dans ce village, tout avait goût de cerise. Mais ce n’était pas un mal, bien au contraire.

Il aurait fallu être bien fou pour choisir de vivre ici sans les aimer.

Tout allait pour le mieux dans le plus merveilleux des villages, quand cette année-là, dans une petite maison de pierre entourée de champs, un jeune couple mit au monde une petite fille. L’enfant avait de si grosses joues que ses parents décidèrent de l’appeler Cerise.

Née au cœur de l’hiver alors que la neige s’abattait de toutes ses forces sur le village, elle poussa son premier cri en pleine nuit. Malgré le froid et la tempête, le père de l’enfant sortit devant la maison afin de lui cueillir une cerise.

La coutume voulait que tous les nouveaux nés soient en contact avec une cerise durant leur première nuit. Cela promettait l’abondance de cerises dans le village tout entier. Voilà une coutume qui avait apparemment été respectée depuis bien des années.

Le père de l’enfant se dépêcha de donner la cerise à son épouse qui portait l’enfant à son sein. Elle l’a déposa aussitôt sur son front transpirant afin de faire fondre la glace. Une fois la cerise dégelée, elle l’a posa contre sa fille en la retenant de sa main. Mais bientôt, elles s’endormirent paisiblement toutes les deux et la cerise roula sur le sol…

 

 

 

Petit bout de conte

Attendre Noël

 

I

l était une fois, une petite fille qui aimait noël par-dessus tout, si bien qu’elle attendait ce jour là durant toute l’année.

Rien ne la rendait plus heureuse que noël et rien ne la rendait plus malheureuse que d’attendre noël…

-« Noël est encore si loin ! » Marmonnait-elle souvent.

Elle aimait noël pour beaucoup de raison, les maisons illuminées dans la neige ; l’odeur des sapins ; les guirlandes ; les boules ; tous ces petits détails qui rendaient noël si magique.

Personne ne comprenait qu’un enfant puisse attendre noël en plein été, pas même ses parents, qui ne savaient d’ailleurs que faire pour lui redonner le sourire. La petite fille se sentait alors bien seule au monde.

Lorsqu’elle était d’humeur maussade, elle se rendait dans le champ gelé près de chez elle. Elle pouvait passer des heures entières à observer la nature sous son arbre, mais ce soir là, la petite fille n’était pas seule.

-« Tu m’as l’air bien triste, que se passe-t-il ? » Lui demanda un petit garçon assis sous son arbre.

-« Noël est encore si loin… » Dit-elle à voix basse comme pour retenir ses larmes.

-« C’est ce qui te rend aussi triste? Noël ? »Demanda-t-il les yeux ronds.

-« Il n’y a rien qui puisse me rendre plus triste ! » Déclara-t-elle navrée.

-« Mais pourquoi ? » Cria-t-il perplexe.

-« J’aime tellement noël que je passe mon temps à l’attendre. Selon mes parents ce n’est pas normal. » Avoua-t-elle déçue. « Ils ont même essayé de me faire croire que le père noël n’existait pas, mais cela n’a rien changé, le père noël n’est de loin pas le plus important. »

Le petit garçon parut bien attristé.

-« Mais, il n’y a pas de mal à aimer noël, c’est dommage que cela te rende si malheureuse !»

-« Oui je sais, mais c’est plus fort que moi, quand noël s’éloigne je suis triste…si triste ! » Elle pleurait presque.

Le petit garçon s’étonna, le père noël n’était pas le plus important ?

Il s’approcha alors pour lui demander ce qu’elle aimait le plus à noël.

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